Surah ke-47 · 38 ayat

MUHAMMAD (NABI MUHAMMAD S.A.W) — Ayat 15

15

مَثَلُ الْجَنَّةِ الَّتِي وُعِدَ الْمُتَّقُونَ فِيهَا أَنْهَارٌ مِّن مَّاء غَيْرِ آسِنٍ وَأَنْهَارٌ مِن لَّبَنٍ لَّمْ يَتَغَيَّرْ طَعْمُهُ وَأَنْهَارٌ مِّنْ خَمْرٍ لَّذَّةٍ لِّلشَّارِبِينَ وَأَنْهَارٌ مِّنْ عَسَلٍ مُّصَفًّى وَلَهُمْ فِيهَا مِن كُلِّ الثَّمَرَاتِ وَمَغْفِرَةٌ مِّن رَّبِّهِمْ كَمَنْ هُوَ خَالِدٌ فِي النَّارِ وَسُقُوا مَاء حَمِيمًا فَقَطَّعَ أَمْعَاءهُمْ

Voici la description du Paradis qui a été promis aux pieux : il y aura là des ruisseaux d'une eau jamais malodorante, et des ruisseaux d'un lait au goût inaltérable, et des ruisseaux d'un vin délicieux à boire, ainsi que des ruisseaux d'un miel purifié. Et il y a là, pour eux, des fruits de toutes sortes, ainsi qu'un pardon de la part de leur Seigneur. [Ceux-là] seront-ils pareils à ceux qui s'éternisent dans le Feu et qui sont abreuvés d'une eau bouillante qui leur déchire les entrailles ?

Tafsir Ibnu Katsir

Tafsir

L'exemple de la description du Paradis promis aux vertueux, partagée par ses habitants, dont le sujet et le prédicat sont : « Il y a là des rivières d'eau vive, non stagnante », avec une voyelle longue ou brève, comme « darib » et « hadhir », signifiant inchangée, contrairement à l'eau de ce monde qui change sous l'effet de facteurs extérieurs ; « et des rivières de lait au goût immuable », contrairement au lait de ce monde car il provient des mamelles ; « et des rivières de vin, délice », délicieux pour ceux qui le boivent, contrairement au vin de ce monde qui est désagréable à boire ; « et des rivières de miel pur », contrairement au miel de ce monde qui, en quittant le ventre des abeilles, se mélange à de la cire et à d'autres substances. « Et pour eux, il y a une variété de fruits et le pardon de leur Seigneur », car Il est satisfait d'eux malgré Sa faveur, comme mentionné, contrairement au maître de ses esclaves en ce monde qui, malgré Sa faveur, peut être mécontent d'eux. {Comme celui qui est éternellement en Enfer}, le prédicat d'un sujet sous-entendu signifie : est celui qui est dans cette béatitude {et on leur donnera à boire de l'eau bouillante}, c'est-à-dire de l'eau extrêmement chaude, {qui leur déchirera les intestins}, c'est-à-dire leurs entrailles, de sorte qu'ils sortiront par leurs anus, et c'est le pluriel de « ma'a » (intestins). Près du palais, et sa lettre est un ya' à cause de leur expression « mi'an ».